En Algérie

La présence de mes ancêtres connus en Algérie aura été de courte durée : de 1835 à 1884. Des cousins y resteront plus longtemps. Quant aux ancêtres de Slira, nul ne peut dire si ils étaient berbères, arabes ou ottomans...
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1 - Carte ancienne

2 - Alger et ses environs
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Après avoir passé quelques années en prison pour sa participation au complot de la Rue des Prouvaires, Auguste Robert GECHTER n'est pas autorisé à se réinscrire au barreau de Paris. Il s'exile donc outre-Méditerranée. Inscrit au barreau d'Alger en 1836, il cherche cependant un emploi plus stable de Défenseur. Compte tenu de ses antécédents, sa candidature est refusée à Alger. En revanche elle est acceptée à Bône où il part s'installer en 1838.
Cependant, il ne renonce pas et renouvelle sa candidature. Elle est acceptée en 1847. Auguste revient à Alger. Veuf, il s'y met en ménage avec une couturière. Il habite successivement rue des Consuls et rue des Trois Couleurs. Il devient propriétaire d'une maison de campagne à El Biar, sur les hauteurs d'Alger. Il décède à Alger en 1859. Est-il enterré à St Eugène ?
En 1862, sa fille Eugénie habite au centre d'Alger, rue d'Isly. Elle fait connaissance de Louis Aristide GUYON, employé à Maison Carrée, commune de La Rassauta où ils se marient. Quelques années après, le couple part s'installer à Constantine.
3 - Le Constantinois

3.1 - Bône
Nommé défenseur à Bône, Auguste Robert est en affaires avec un certain Ismaïn qui lui donne en mariage sa fille Slira qui n'a pas 15 ans. Ils auront 4 enfants et Slira mourra à 20 ans à la naissance du dernier...
Ils habitent place des Numides. Ils ont comme voisin et ami Jean François DAGAND, imprimeur et éditeur du journal La Seybouse.
Leurs enfants sont baptisés à l'église St Augustin.
Certains d'entre eux passeront la plus grande partie de leur vie à Bône. Mon ancêtre Eugénie GECHTER y restera quelque temps après le décès de son époux et y perdra la plus jeune de ses filles. C'est peut-être ce qui lui donnera envie de s'éloigner...
3.2 - Constantine
D'après son acte de décès, Slira bent Ismaïn était originaire de Constantine. Il est à craindre que l'on n'apprenne rien d'autre sur cette mauresque de bonne famille qui descendait, peut-être, d'un bey. En 1827, Constantine n'était pas encore entre les mains des Français et, de toute façon, l'état-civil français n'enregistrait pas les naissances des autochtones...
Louis Aristide GUYON devient collecteur du marché de Constantine et y déménage sa petite famille avant 1865. Trois enfants y naitront mais un seul d'entre eux, mon arrière-grand-père, survivra jusqu'à l'age adulte. Ils résident au Marché aux huiles (1867), au lieu-dit l'abattoir (1868). Après le décès de Louis Aristide, Eugénie rejoint sa sœur à Bône avec ses deux filles et envoie son fils à Relans retrouver son grand-père jurassien.
3.3 - Philippeville
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C'est à
Philippeville (aujourd'hui Skidda) que se termine l'épisode algérien de notre famille : Eugénie y finira ses jours dans un grand dénuement en 1884. Elle habitait rue de la Manutention.
4 - Une mauresque de bonne famille
Cette description de Slira dans le dossier administratif de son époux laisse songeur. A quoi pouvait-elle ressembler ? On sait qu'elle aimait les bijoux et que son époux demandait à ses clients pour elle. Elle est morte à 20 ans...

5 - Pour en savoir plus
Gallica : http://blog.bnf.fr/gallica/?p=2067
http://fr.wikipedia.org/wiki/Alg%C3%A9rie
