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Marie-Hélène BLONDE

Pour en savoir plus visitez ma Chronique familiale  mais n'hésitez pas à me contacter si nous avons des ancêtres communs, si vous avez repéré une erreur, si vous avez des éléments complémentaires... ou si vous voulez simplement discuter !

Retour au sommaireChronique familiale



La vie de nos ancêtres à travers des cartes postales...


2 - Travaux agricoles

« Labourage et pâturage sont les deux mamelles dont la France est alimentée, les vraies mines et trésors du Pérou » Sully

Sommaire

1 - Ferme




2 - La basse-cour

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3 - Pâturage et soins au bétail

Vache.gif Les vaches avaient une place très importante dans les petites exploitations de Bretagne comme de Bresse. Elles fournissaient le lait (donc la crème, le beurre...), un veau (=viande ou revenu), le fumier (engrais), voire servaient de chauffage (cf. la ferme ci-dessus) d'attelage pour la charrue ou la charrette.

La vache qui porte une buche accrochée au cou est punie. Elle a vraisemblablement cherché à s'enfuir (chaleurs ?). Ce dispositif lui cognant les pattes dés qu'elle chercherait a courir doit la dissuader de recommencer...




4 - Labourage

Avant l'invention du tracteur, on attelait chevaux, bœufs ou vaches selon ses moyens.




5 - Moissons

Les techniques ont beaucoup évolué au cours du 20ème siècle.

Au commencement était la faux.La fauche est un art qui réclame force et habileté, particulièrement lorsqu'il s'agit de céréales car "les épis doivent être régulièrement disposés dans les andins et qu'il s'en perde le moins possible" (cf. le Cours complet d'agriculture théorique et pratique de l'Abbé Rozier en 1838). Les javelles sont ensuite rassemblées en gerbes qui seront chargées sur des charrettes jusqu'à la grange. Les glaneurs passaient ensuite ramasser la paille et les grains tombés au sol.

L'arrivée de la faucheuse mécanique a rendu la coupe des céréales et des foins bien plus rapide et bien moins fatigante. Développée dans la seconde moitié du XIXe siècle, elle n'a été utilisée que beaucoup plus tard dans la France profonde. A cause de son prix, la machine est en effet restée longtemps inaccessible pour les exploitants les plus pauvres qui avaient déjà bien du mal à posséder un cheval et la faisaient tirer par des bœufs ou des vaches... Restait à rassembler les javelles...

La moissonneuse-lieuse (ou moissonneuse-javeleuse) supprima une étape du travail : les épis sortaient en bottes qui étaient immédiatement chargées sur les charrettes. C'est cette pratique que j'ai vue en œuvre en Bretagne à la fin des années 1950. Le tracteur avait remplacé le cheval...

La moissonneuse-batteuse qui vint ensuite intégra l'étape suivante : le battage...




6 - La batterie

Les techniques pour battre le blé ont elles-aussi évolué. Avant l'intégration à la moisson, il y avait déjà eu le passage de la main de l'homme à la machine...

  • Le fléau



  • La batteuse

    Déjà au début du 20ème siècle les petites fermes bretonnes nourrissaient à peine leurs agriculteurs et ceux-ci devaient accroitre la taille de leur ferme et/ou diversifier leurs activités. Louis GERGAUD avait commencé par être garde particulier de la forêt de la Bourdonnaye. Quelques terres héritées par son épouse lui permirent de créer une petite exploitation à la Mare du Bois (Carentoir) mais pas de renoncer à son emploi salarié. Dés lors sa hantise a été d’acquérir d’autres terres. Il n’a sans doute pas atteint totalement son objectif et a finalement opté pour un autre type de développement : il a acheté une batteuse et est devenu entrepreneur de battage. Après son décès, c’est son dernier fils, Auguste, qui a repris l’activité. Il a du l’interrompre pendant la guerre, n’ayant pas obtenu de carburant pour faire fonctionner la batteuse. Quand Eugène est revenu de la guerre, les deux frères ont redémarré les battages, peu de temps : la machine était devenue obsolète et il aurait fallu réinvestir. Elle est restée une bonne vingtaine d’années à pourrir sous un hangar de la Mare du Bois jusqu’à ce qu’un ferrailleur la récupère…

    Je n’ai donc jamais vu cette batteuse fonctionner mais j’ai assisté à un certain nombre de batteries vers 1960. La moisson avait été ramenée en charrettes des champs jusqu’à la ferme. La batteuse et son mécanicien se déplaçaient de ferme en ferme accompagnés par tout le groupe de paysans concernés. La batterie était tout un travail d’équipe. Les uns introduisaient les épis dans la machine, un autre tendait un sac de jute pour recueillir les grains, les derniers récupéraient la paille et l’entassaient. La balle recrachée par la machine s'amoncelait là où le vent la portait. Les sacs pleins étaient montés au grenier. La paille était stockée en un pailler (prononcer palieu), rond ou rectangulaire selon la quantité à y mettre. L’agencement du haut du pailler était tout un art : on formait une sorte de toit dont la pente et l’étalement de la paille devaient empêcher la pluie de pénétrer au cœur de la paille. Des femmes remplissaient leurs oreillers de balle neuve… Si le travail autour de la machine était essentiellement masculin, les femmes étaient présentes aussi : elles préparaient la nourriture pour les travailleurs. La table était dressée dans la cour. Il y avait généralement une collation de pain, lard, saucisses sèches et un repas avec une énorme marmite de soupe, la poule au pot… le tout arrosé du cidre maison.








7 - Les foins




8 - Arrachage des pommes de terre




9 - La récolte du maïs

Le maïs est la culture emblématique de la Bresse où on l'appelle turquis ou tréqui.

Je reprends le récit de Muguette :

Le maïs mûrissait. Bientôt on allait cueillir l’épi. La « dépouille » sera pour plus tard. Chacun de nous avait sa « piatte ». On coupait la panouille brute et on faisait des tas. On chargeait ensuite le tout dans notre précieux char qui était déchargé dans un coin de notre immense grange. La paille de maïs, restée debout, devait plus tard se couper. Nous, les femmes, nous donnions un joli coup de faucille pour la sélectionner et nous faisions des gerbes. On en donnait à manger aux animaux en complément de leur alimentation normale.
Les soirs de « dépouille », chacun se mettait à l’ouvrage après le souper. Des amis, des voisins se faisaient un plaisir de se joindre à nous. Plus il y a de bras, plus le travail est réussi, c’est bien connu. On avait bien soin de ne pas enlever toutes « les dépouilles » : il fallait en garder pour attacher les panouilles entre elles. En principe c’était les hommes qui les attachaient par quatre afin de les suspendre dehors le lendemain... Le lendemain, dans la matinée, il fallait le pendre ce maïs. Les toits pentus, quelque peu en « auvent », étaient l’endroit idéal. Il s’y trouvait des poutres, une contre le mur, l’autre parallèlement tout au long vers l’extérieur. On avait par ailleurs des grosses perches qui servaient à déposer nos panouilles. Une personne sur le char les tendait, panouille par panouille, à une autre qui les mettait à cheval sur sa perche. Celle-ci remplie, s’appuyait sur nos deux gros supports qui étaient les poutres dont je vous ai parlé au début. On pouvait alors admirer dans toute la Bresse ces beaux épis de maïs que l’on égrènerait à la main dans l’hiver.





10 - Les vendanges





-

11 - Retour des champs







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