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 Marie-Hélène BLONDE
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Les métiers de nos ancêtres
Issus pour la plupart de la "France profonde", nos ancêtres étaient le plus souvent des paysans, plus ou moins pauvres. D'autres avaient des activités artisanales ou commerciales. D'autres encore étaient dans l'administration seigneuriale.
"L' Encyclopédie, ou Dictionnaire Raisonné des Sciences, des Arts et des Métiers" de Diderot et d'Alembert, nous permet de retrouver définitions et illustrations de ces métiers. Les définitions tirées de l'Encyclopédie sont données en italiques. On peut se demander pour certaines d'entre elles si leur portée est universelle et notamment, comment les règles des corporations pouvaient s'appliquer dans les campagnes...
Le métier a été l'origine du patronyme d'un certain nombre d'ancêtres. On peut citer : Bouvier, Chandelier, Cordier, Couvreux (ou Recouvreux), Foulot, Gagneux, Fournart, Frapsauce, Laboureau, Le Clerc, Magnin, Maquignon, Marchant, Meulenet, Mesnagé, Mercier, Meunier, Messageot, Métayer, Prost, Royer, Sergent, Taillevernois, Tisserand, Tissot. Mais ne sont évoqués ci-après que les métiers apparus en tant que tels dans mon ascendance.
On est comptable nationale ou on ne l'est pas : comment classer des activités sans utiliser la nomenclature d'activités et de produits ? On ne précisera pas la version... La classification utilisée ici est peut-être provisoire. Il y a toujours un conflit entre une classification en filières et une classification selon la destination. Par exemple, le sabotier fabrique un élément d'habillement mais il fait partie d'une filière Bois...
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1 - L'agriculture
1.1 - Cultivateurs
Les paysans constituent l'immense majorité de nos ancêtres. C'était encore le cas de tous mes arrière-grands-parents, même si deux d'entre eux avaient déjà une activité annexe de garde particulier ou de forgeron.
Il est impossible de les citer tous.
1.1.1 - Quels statuts ?

La catégorie est loin d'être homogène : il y a ceux qui possèdent leur terre, leur attelage et ceux qui n'ont que leurs bras. Les registres mentionnent indifféremment le métier ou le statut. Les plus riches sont qualifiés d'Honorable ou de Maitre.
Laboureur et cultivateur semblent être les termes génériques, sans connotation de statut d'exploitation ou de richesse.
Amodiateurs, fermiers, grangers, métayers cultivent des terres qui ne leur appartiennent pas. L'appellation varie selon l'époque, la région, la façon de rémunérer la terre et peut-être la taille de l'exploitation. Le terme "granger" semble utilisé plus spécifiquement pour les terres dépendant des abbayes :il s'agirait d'un cultivateur qui recevrait un gage pour faire valoir des terres tandis que les récoltes reviendraient au propriétaire. Quid du ménager ?
Ceci dit, j'avais été frappée du respect avec lequel les curés mentionnaient mes ancêtres amodiateurs. Les dictionnaires montrent que ce terme est ambigü. Dans certaines régions, l'amodiateur est le propriétaire qui met en location et il y a aussi en pendant le terme "amodiataire". Finalement, par recoupements, j'ai cru comprendre qu'en fait ils ne louaient pas seulement les terres, mais aussi les droits seigneuriaux sur ces terres. Cette hypothèse est confirmée par une réponse de François Lassus, Historien, sur la liste de discussion Racines : "L'amodiateur de seigneurie est le "fermier général", qui se substitue au propriétaire pour gérer un ensemble de terres, de droits et d'autres objets les plus divers, contre le versement d'un prix fixe (canon) ; à lui de se rembourser le canon du bail en percevant au mieux les redevances dues au seigneur, et de sous-louer à des particuliers (en faisant son bénéfice) ce qu'il ne peut exploiter lui-même : il est donc en même temps locataire et bailleur. Le fermier peut être un particulier entreprenant sur de petites opérations : une seigneurie peut ne consister qu'en un domaine utile ne comprenant que quelques terres ou prés. Ce peut aussi être un maître de forges qui maîtrise ainsi les différents éléments qui l'intéressent sur tout un secteur en cumulant les baux (l'accès à l'eau, l'usage des forêts, les usines bien sûr…) et relaisser tout le reste à des agriculteurs des lieux concernés." Du coup, il faudrait peut-être reclasser les amodiateurs de "cultivateurs" à "Administration locale"...
L'accession au statut de propriétaire mérite d'être mentionnée dans les actes des registres paroissiaux ; l'enrichissement aussi, le terme "Marchand" semblant désigner un paysan prospère.
En bas de l'échelle, ceux qui n'ont que leurs bras, appelés manouvriers, manœuvres ou journaliers en Bresse, valets, gens de labeur en Morbihan. Ils avaient parfois une activité artisanale pour les mois d'hiver. Le terme domestique en milieu rural est ambigu quant aux activités qu'il recouvre.
On ne reprendra pas la totalité des articles de l'Encyclopédie consacrés au Laboureur et au Fermier. Ils sont fort longs, mais aussi fort intéressants d'un point de vue économique, politique, voire moral...
LABOUREUR, s. m. (Econom. rustiq.) Ce n'est point cet homme de peine, ce mercenaire qui panse les chevaux ou les bœufs, & qui conduit la charrue. On ignore ce qu'est cet état, & encore plus ce qu'il doit être, si l'on y attache des idées de grossièreté, d'indigence & de mépris. Malheur au pays où il seroit vrai que le laboureur est un homme pauvre: ce ne pourroit être que dans une nation qui le seroit elle - même, & chez laquelle une décadence progressive se feroit bientôt sentir par les plus funestes effets.
FERMIER, s. m. (Econom. rust.) celui qui cultive des terres dont un autre est propriétaire, & qui en recueille le fruit à des conditions fixes: c'est ce qui distingue le fermier du métayer. Ce que le fermier rend au propriétaire, soit en argent, soit en denrées, est indépendant de la variété des récoltes. Le métayer partage la récolte même, bonne ou mauvaise, dans une certaine proportion. Les fermiers sont ordinairement dans les pays riches, & les métayers dans ceux où l'argent est rare. Les uns & les autres sont connus aussi sous le nom de laboureurs. (Economie politiq.)
MÉTAYER, s. m. (Gramm. AEcon. rust.) celui qui fait valoir des terres ou une métairie, soit à prix d'argent, soit à moisson ou à moitié fruit, ou comme domestique au profit de son maître.
ADMODIATEUR, ou AMODIATEUR, s. m. (Jurisprud.) Fermier qui tient un bien à titre d'admodiation.
et
ADMODIATION, ou AMODIATION, s. f. (Jurisprud.) terme de Coûtumes, usité en quelques Provinces pour signifier un bail, dont le prix se paye en fruits par le Fermier, lequel en retient moitié, ou plus ou moins, pour son exploitation. Amodiation est aussi synonyme en quelques endroits à bail à ferme, & se dit du bail même, dont le prix se paye en argent.
JOURNALIER; s. m. (Gram.) ouvrier qui travaille de ses mains, & qu'on paye au jour la journée. Cette espèce d'hommes forment la plus grande partie d'une nation; c'est son sort qu'un bon gouvernement doit avoir principalement en vue. Si le journalier est misérable, la nation est misérable.
1.1.2 - Quelles cultures ?
J'imagine assez bien ce que pouvaient être les fermes de mes ancêtres bretons. J'ai encore vu fonctionner celle de mes grands-oncles dans les années soixante : elle n'avait vraisemblablement pas beaucoup changé depuis l'époque de mes arrière-grands-parents. La ferme faisait moins de 10 hectares et on pourrait parler à son sujet de "polyculture vivrière". Un peu d'élevage : 4 vaches, quelques cochons, des poules, des lapins. Pour nourrir les animaux des prairies et le foin qu'on en tire pour l'hiver, quelques champs de luzerne, de betteraves et de maïs fourragers. Des champs de blé, de seigle, d'avoine et de blé noir (sarrasin, pour les galettes) parsemés de pommiers (pour le cidre). Les parcelles étaient petites et dispersées : à chaque héritage elles étaient redécoupées... C'était avant le r'membeurment ! Pour cultiver, 2 grands bœufs blancs qui seront plus tard remplacés par un cheval. Des légumes dans le jardin... Ils vendaient la crème, un cochon gras...
En revanche, jusqu'à récemment, je situais mal quelle agriculture pratiquaient mes ancêtres bressans ou jurassiens. J'ai repéré quelques unes des fermes qu'ils ont habitées mais il y a longtemps qu'elles ne sont plus en activité. Je pouvais imaginer qu'ils cultivaient du maïs et qu'ils mettaient les panouilles à sécher sous l'avancée du toit. Il en fallait pour faire les gaudes... Ils élevaient sans doute des poules, et puis des vaches dont ils portaient le soir le lait à la fromagerie... Depuis j'ai découvert un livre fabuleux : Les larmes d'or où Robert Michelin nous fait découvrir la vie d'un gros paysan de La Chapelle-Saint-Sauveur au milieu du 19ème siècle telle qu'il a pu la reconstituer à partir de ses livres de compte et d'autres archives locales. Tout y est et je ne saurai en faire un résumé : il faut tout lire ! Ceci dit je ne pense pas que mes ancêtres bénéficiaient de la même aisance matérielle que ce Jean-Baptiste GUERRET mais on aperçoit ici ou là les relations entretenues par ce propriétaire avec son fermier, ses journaliers et la communauté villageoise dans son ensemble.
1.2 - Vignerons

VIGNERON, s. m. (Gramm.) celui qui s'entend & s'occupe de la culture de la vigne.
André REGNARDET, son pére Claude et son grand-père Philibert à Flavigny-sur-Ozerain
Philippe PECAUD à Ruffey ou Quintigny.
D'anciennes scènes de vendanges ici.
2 - L'industrie
On remarquera que sur les fiches de nos artisans figure souvent une autre activité : laboureur ou manouvrier. Selon les actes, ces individus apparaissent avec une activité ou l'autre sans que l'on sache vraiment si ces activités se sont succédé au cours du temps ou si elles étaient exercées simultanément ou selon la saison...
2.1 - Agro-alimentaire
- Meuniers
MEUNIER, (Econ. rust.) c'est celui qui fait valoir un moulin à mondre le grain.
L'Encyclopédie donne ensuite une description extrèmement détaillée des différents types de moulins. Malheureusement elle n'est pas bavarde sur le statut des meuniers qui nous aurait pourtant intéressés au premier chef.
Il est vraisemblable que nos meuniers bressans exploitaient des moulins à eau, si nombreux dans la région.
Cétait :
Claude TARTELIN, meunier à Romain (Montcony) ;
Eusèbe PERRUSSOT fermier des moulins de Romain ;
François BUATOIS, du moulin de Charnay à Frangy ;
Pierre MARTIN, du lieu-dit Jousseaux à Cosges.
Mais qu'en était-il du breton Jan GASPIHAN ? Dans le Morbihan, il y a des rivières et du vent... Quant à Guillaume LOIYSEL, il tenait le moulin du val, à Carentoir, sur le Rahun.
Il faut par ailleurs mentionner Jean LANOË , dit Jean-Julao, que les registres d'état-civil disent plutôt cultivateur mais que la tradition familiale donne comme propriétaire du moulin de Tréal (eau) et du moulin de Bonne rencontre (vent), voire encore d'un troisième...

- Boulangers
BOULANGER, s. m. (Police anc. & mod. & Art.) celui qui est autorisé à faire, à cuire, & à vendre du pain au public.
A Autun Guy GAUTEY
Dans le Morbihan, à Saint-Martin-sur-Oust Pierre DIGUET, à Tréal Louys ROUILLE, à Rufffiac Yves MORHAN et à Peillac Guillaume CAUDARD l'ainé et le jeune. Le nombre de boulangers présents dans les registres de Peillac est hallucinant. Si vous avez une explication, je suis preneuse.
- Huiliers
Je me suis longtemps demandé quelle sorte d'huile Jean Baptiste BLONDE pouvait bien fabriquer au début du 19ème siècle en Bresse. C'est Jean Guillaume, agronome originaire de Montcony et auteur d'une histoire du village qui m'a donné la réponse : navette ou oeillette. La première plante est proche du colza, la seconde est une variété de pavot. Il aurait pu également s'agir de chénevis si j'en crois Les larmes d'or (cf Agriculture). L'huile servait aussi bien à l'éclairage qu'à l'alimentation. Le résidu de la pression formait des tourteaux qui servaient à l'alimentation du bétail.
Le moulin de Jean Baptiste et de son père ressemblait sans doute au moulin à huile de Ruffey recensé dans la base Mérimée, également présenté sur Moulins de France .
On rejoint la définition de l'Encyclopédie :
HUILIERS, s. m. (Art mécaniq.) ouvriers qui passent au moulin la navette, le chénevi & les autres graines dont on obtient de l'huile par expression. Ils broient d'abord ces graines sous une roue centrale qu'un cheval mene. En se broyant elles passent à travers un plancher percé de trou, où on les ramasse autour de la roue. De là on les porte à un pressoir où on en exprime l'huile ; la graine broyée est enfermée dans une grosse toile, à travers laquelle l'huile sort par l'action du pressoir
2.2 - Travail du bois
- Scieur de bois
Claude FEBVRE est plus exactement dit des "sieurs de bois". A cette période, il y a à La Chaux nombre de scieurs et fendeurs de bois...
SCIEUR, s. m. (Artisan.) celui qui scie: les scieurs de long sont des charpentiers qui refendent & coupent des pieces de bois dans toute leur longueur, pour les débiter en planches ou en chevrons, ou en solives.

- Sabotiers
SABOTIER, s. m. (Gramm.) ouvrier qui fait des sabots. Ce travail se fait ou dans la forêt ou aux environs. La maîtrise des eaux & forêts veut que le sabotier se tienne à demi - lieue de la forêt.
Etienne PARADON
Claude MARPAU
Claude DE LARCHE
- Charpentiers
voir les métiers du bâtiment
- Menuisiers
Les registres paroissiaux de Monteneuf ne précisent pas si Guillaume LE PAGE était menuisier en bâtiments ou en meubles.
2.3 - Travail des métaux
- Maréchaux, Maréchaux-ferrants
MARECHAL FERRANT, (Art méchan.) est un ouvrier dont le métier est de ferrer les chevaux, & de les panser quand ils sont malades ou blessés. Chaque maitre ne peut avoir qu'un apprentif outre ses enfans: l'apprentissage est de trois ans. Avant d'être reçus maîtres, les apprentifs font chef - d'oeuvre, & ne peuvent tenir boutique avant l'âge de 24 ans; permis néanmoins aux enfans de maitres, dont les peres & meres seront morts, de la lever à dix huit ans.
Il n'appartient qu'aux seuls maréchaux de priser & estimer les chevaux & bêtes chevalines, & de les faire vendre & acheter, même de prendre ce qui leur sera volontairement donné pour leurs peines par les vendeurs & acheteurs, sans pouvoir y être troublés par aucuns soi - disans courtiers ou autres.
Au Fay, l'honorable Claude PRUDENT est également laboureur.
A Desnes, l'honorable Nicolas DUNOYER
A Ruffiac, Joseph FOHE et Julien BAYON
- Charron
CHARRON, s. m. ouvrier autorisé à faire, vendre, & faire exécuter tout l'ouvrage en bois qui entre dans les grosses voitures,
Fabricant de chars, charrettes, tombereaux, brouettes et autres moyens de transport .
Le métier de charron existe depuis l'invention de la roue, il y a 4.000 ans. Les premiers carrosses apparaissent au Moyen Âge. Le statut de charron est officiellement reconnu en 1658 par Louis XIV. Les charrons ont été intégrés dans la confrérie des forgerons en 1706, mais ils devinrent rapidement autonomes à causes des conflits qui survinrent entre les deux professions. Le métier de charron était un métier très complet, les charrons connaissant aussi bien les techniques du charpentier, du menuisier, du forgeron. De nombreux conflits ont éclaté lorsque les confréries de ces métiers surprenaient un charron qui ne s'occupait pas exclusivement de charrette. Le charron était présent dans chaque village jusqu'aux années 1950 mais le "tout tracteur" a rendu ce métier obsolète.
Les charrons ont une patronne, sainte Catherine. Ils ont généralement pour emblème une roue mais les armes des charrons de Louhans sont "de sable à un moyeu de roue d'or".
Antoine BOISSY à Romain ou aux Richards (alors Saint-Usuge)
- Forgerons
FORGERON, s. m. on ne donne guere ce nom qu'aux Serruriers, Taillandiers, Couteliers, & quelques autres ouvriers qui travaillent le fer à la forge & au marteau.
La définition de l'Encyclopédie est sans doute un peu dépassée pour Auguste GUYON qui a exercé ce métier dans les années 1885-1925. Quand il pose devant son établi, on voit à l'arrière-plan les charrues et les roues qu'il doit réparer. Il a également forgé les rampes qui mènent à l'église de Relans. Sa fille n'a jamais manqué de nous le rappeler lorsque nous passions devant en allant au cimetière.
- Serruriers
Voir les métiers du bâtiment
2.4 - Textile, habillement et autres biens de consommation
- Tisserands
TISSERAND, s. m. terme générique, ce nom est commun à plusieurs ouvriers travaillans de la navette, tels que sont ceux qui font les draps, les tiretaines, & quelqu'autres étoffes de laine, qui sont appellés tisserans - drapans, tisseurs ou tissiers: ceux qui fabriquent les futaines se nomment tisserands - futainiers; & ceux qui manufacturent les basins sont appellés tisserands en basins. Pour ce qui est des autres artisans qui se servent de la navette, soit pour fabriquer des étoffes d'or, d'argent, de soie, & d'autres étoffes mélangées pour faire des tissus & rubans; ils ne sont point nommés Tisserands: les premiers sont appellés marchands, maîtres, ouvriers en draps d'or, d'argent, de soie, & autres étoffes mélangées, ou simplement ouvriers de la grande navette; & les autres maîtres tissutiers - rubaniers; ou bien ouvriers de la petite navette. (D. J.)
En Bresse, Claude CHATOT, Simon CHAMOIS, Balthazard FAUCHOT. L'intitulé est plus précis pour Antoine RICHARD : tixier en toile.
En Bretagne, François et Victor JOUBIN à Tréal, Maurice FLEURY et Jan CAUDARD à Peillac.

- Drapiers
DRAPIER, s. m. (Comm.) marchand qui fabrique le drap, ou qui le vend. On appelle le premier Drapier - drapant, & le second marchand Drapier.
On n'a pas de précisions pour Jean MEUNIER mais, compte tenu du nombre de drapiers qui figurent dans les registres de Saulieu, je suppose que la majorité d'entre eux étaient plutôt des fabriquants (ouvriers ?) que des marchands.
Il faut préciser ce que l'on appelle drap à l'époque :
DRAP, s. m. (Manufacture en laine.) c'est une étoffe résistante, quelquefois toute laine, d'autres fois moitié laine, moitié fil; mêlée aussi d'autres matieres propres à l'ourdissage; croisée; de toute qualité, & d'une infinité de largeurs & de longueurs différentes.
- Tailleurs d'habits
TAILLEUR D'HABITS est celui qui taille, coud, fait & vend des habits.
En Bretagne, Joseph MAHUREAU, Pierre DABO, François LE PAGE et Julien RIALLAIN
En Bresse, Pierre MARTIN et Antoine RICHARD
- Chapeliers, maitres-chapeliers
CHAPELIER, s. m. (Art méchan.) ce terme a deux acceptions: 1°. il se dit de celui qui a le droit de faire fabriquer, de fabriquer & de vendre des chapeaux, en qualité de membre de la communauté des Chapeliers. Cette communauté date son origine de 1578. Elle est gouvernée par quatre jurés, dont le premier a été pris dans le nombre des anciens jurés, & s'appelle grand - garde, & les trois autres, entre les maîtres de dixans de réception. Ils n'ont chacun que deux ans d'exercice. Pour être admis à la maîtrise, il faut avoir fait cinq ans d'apprentissage, quatre ans de compagnonage, & chef - d'oeuvre. Il n'y a que les fils de maîtres qui soient exempts de ces épreuves. Ce corps est divisé en marchands & en fabriquans; les marchands, en marchands en neuf, & marchands en vieux; & les fabriquans, en Chapeliers proprement dits, & en teinturiers. Les arracheurs, les coupeurs, les apprêteurs, & autres dont il est fait mention à l'article Chapeau, sont des ouvriers attachés à la fabrique des chapeaux, & soûmis aux visites des jurés Chapeliers. Chapelier se dit 2°. d'un ouvrier, même compagnon, qui fabrique le chapeau.
A Flavigny-sur-Ozerain, Nicolas GONIER
- Couturière
Les affaires ne devaient pas être florissantes. Couturière en 1883, Eugénie GECHTER est domestique l'année suivante. Vu son élégance sur sa photo, elle devait pourtant être de bon conseil... Elle avait peut-être appris le métier avec sa marâtre. Sa bru, qu'elle n'a pas connue, et sa petite-fille Hélène étaient aussi habiles de leurs mains et de leurs aiguilles mais ce n'était pas leur activité principale.
- Cordonnier

Le métier de cordonnier se retrouve fréquemment chez les Juifs polonais. C'était, en tout cas, celui de Mordko STERDYNIAK et d'autres STERDYNIAK de sa génération qui sont passés par Ellis Island. Son principal outil de travail était un "pied" qui l'a suivi dans toutes ses pérégrinations et qui figure dans le petit musée familial.
Mais aussi longtemps avant, à Saint-Usuge, Jean Baptiste PERNIN.
Et dans le Morbihan, Julien SERO et son fils Mathurin cordonniers à Carentoir, Julien SOREL à Tréal et Pierre GUIBOUX à Peillac.
CORDONNIER, s. m. (Art. méch.) ouvrier qui a le droit de faire & vendre des chaussures, en qualité de membre de la communauté de son nom. Cette communauté s'est partagée en quatre corps; celui des cordonniers - bottiers, celui des cordonniers pour hommes, celui des cordonniers pour femmes, & celui des cordonniers pour enfans: aussi n'y a - t - il point de communauté qui ait tant d'officiers.
- Sabotier
Voir Travail du bois
- Tupiniers, maitres-tupiniers
C'est le nom donné en Bresse et dans la région lyonnaise au "potier en terre".
Pour la poterie, un centre très important se situait jadis à Sevrey, petit village situé à 6 km au sud de Chalon. A la fin du moyen-age, la quasi-totalité de ses habitants se consacrait à cette activité. La coutume des tupiniers de Sevrey a été rédigée en 1508 mais était réputée reprendre un texte perdu de 1388. Elle stipule notamment qu' "Aucun d'eux ne peut et ne doit apprendre le métier et industrie de potier de terre, qu'à ceux qui sont issus d'eux ". Le centre produisait une céramique noire commune mais aussi une céramique "bistre".... Quelques rares poteries de Sevrey offrent sous le goulot un visage d'homme. Cette industrie périclite au 18ème siècle. En 1760, il n'y avait plus que vingt ateliers, en 1789, il en restait cinq et le dernier tupinier, Lazare Baron (un cousin ?), mourut en 1870.
Rémy PACAUT (époux de Marguerite BARON) était donc tupinier à Sevrey au début du 17ème siècle et il enseigna son métier à ses fils. Louis et Jean l'exercèrent à Sevrey mais Denis partit s'installer à Larnaud en Comté...
Pour en savoir plus :
sur les tupiniers de Sevrey
sur leur technique
3 - Le bâtiment

- Charpentiers et maitres-charpentiers
CHARPENTIER, s.m. ouvrier qui a le droit par lui - même de faire ou de faire exécuter tous les ouvrages en gros bois qui entrent dans la construction des édifices, les machines, telles que les grues & autres, &c. en qualité de membre de la communauté des Charpentiers. Il y a deux sortes de maîtres; les jurés du Roi, & les maîtres simples: les uns ne sont distingués des autres, qu'en ce que les premiers ont cinq ans de réception. L'ancien de ceux - ci est doyen de la communauté; & c'est toûjours un d'eux qui est syndic. Ils sont aussi chargés, exclusivement aux autres, de la visite des bois travaillés ou non travaillés, & de leurs toises. Les quatre jurés sont pris de leur nombre; deux entrent en charge, & deux en sortent tous les ans. Leurs réglemens ne sont pas à beaucoup - près aussi étendus qu'on s'y attendroit, l'art de la Charpenterie n'étant pas apparemment porté aussi loin qu'il seroit a souhaiter qu'il le fût. Les expériences sur lesquelles les statuts concernant un art sont toùjours formés, ayant manqué ici; les statuts se sont réduits à de petites observations relatives aux intérêts de la communauté, entre lesquelles on en trouve à peine une qui ait du rapport au bien public. On distinguoit autrefois les Charpentiers des Menuisiers par les noms de Charpentiers à la grande coignée, qu'on donnoit aux premiers; & de Charpentiers à la petite coignée, qu'on donnoit aux seconds.
A Montcony, Jean Claude DALOZ et Claude son fils
A Saillenard, Antoine VUILLARD et Dominique son fils
A Monterrein, Jan Paul BOULE
- Serruriers et maitres-serruriers

SERRURIER, s. m. (Corps de jurande.) artisan qui travaille à divers ouvrages de fer, & particulierement en serrures, d'où il a été appellé serrurier. II y a à Paris une communauté de maîtres serruriers, dont les anciens statuts sont du mois de Novembre 1411, sous le regne dn Charles VI. Les principaux outils qui servent à la serrurerie & à la forge des serruriers, sont le soufflet, l'auge de pierre pour mettre l'eau de la forge, l'archet ou arson avec ses forets, & les boîtes; l'écouvette, les bigornes, les broches rondes ou carrées, les burins de diverses sortes, les brunissoirs, les clouïeres, les chasses carrées, rondes, & demi - rondes; les limes de toutes especes depuis les gros carreaux jusqu'aux carrelettes; les coins à fendre, les chevalets pour forer, & pour blanchir les calibres; les crochets, les ciselets, les ciseaux à divers usages & de diverses formes, les compas, les enclumes, l'équerre, les étaux, les échopes, l'établi, les étampes, la fourchette, les fraises, les filieres; plusieurs sortes de gratoires, quantité de marteaux, divers mandrins pour percer à chaud, faire les yeux des marteaux, & autres outils; ou pour former & resserrer les trous quand ils sont percés; les poinçons ronds, carrés, plats; les perçoires aussi de toutes figures & à divers ouvrages; la palette à foret, les tisonniers, les rifloirs, le rochoir, le rabot, le repoussoir, le tranchet, & la tranche; plusieurs tenailles de fer, droites, crochues, rondes, & d'autres seulement de bois; les tassaux, les taraux le tourne - à - gauche, le villebrequin & les valets. Outre ce grand nombre d'outils, & quelques autres de [p. 119] moindre conséquence, les serruriers se servent aussi de quelques outils de menuisier & de tailleur de pierre, pour entailler la pierre & le bois, lorsqu'ils veulent mettre leurs ouvrages en place. Savary. (D. J.)
A Alise Jean GAUTEY, père et fils, et Jean Thibault GACHTER gendre du dernier. 
- Tailleur de pierres
TAILLEUR DE PIERRE : c'est l'ouvrier qui travaille à tailler la pierre, il se sert pour cette fin de plusieurs outils...
François JARNIER qui était aussi maçon à Peillac.
- Maçons
MAÇON, s. m. (Architect.) artisan employé ordinairement sous la direction d'un architecte à élever un bâtiment. Il y a des auteurs qui le dérivent du mot latin barbare machio, machiniste, parce que les Maçons sont obligés de se servir de machines pour élever les murailles. Ducange fait venir ce mot de maceria, nom qu'on donnoit à une longue clôture de mur pour fermer les vignes, à quoi on imagine que les Maçons ont été d'abord employés; maçon est maceriarum constructor: M. Huet le dérive de mas, vieux mot qui signifie maison; ainsi maçon est une personne qui fait des mas ou des maisons: dans la basse latinité on appelloit un maçon magister, comacinus, ce que Lindenbroeck fait venir de comacina. C'est dans la Romagne où se trouvoient les meilleurs architectes du tems des Lombards. Le principal ouvrage du maçon est de préparer le mortier, d'élever les murailles depuis le fondement jusqu'à la cime, avec les retraites & les à - plombs nécessaires, de former les voûtes, & d'employer les pierres qu'on lui donne.
Mathurin GICQUEL, François et Guillaume JARNIER
Jean François MOUSTY
- Couvreur d'ardoise
COUVREUR, s. m. ouvrier à qui il est permis de couvrir les maisons, en qualité de membre de la communauté de ce nom. Il ne peut faire qu'un apprentif. L'apprentissage est de six ans. Au bout de trois ans l'apprentif fait expérience, afin que le maître puisse prendre profit de son travail. Au bout des trois autres années il est recû à chef - d'oeuvre.
Dans le Morbihan, Jullien DABO et Jan VOISIN.
- Tuilier
TUILIER, s. m. un artisan qui façonne & cuit les tuiles: chez les Anglois on appelle tuilier, l'artisan qui les emploie, ou le couvreur en tuiles.
A Montcony, Antoine GAUTHIER et son fils Estienne
4 - Le commerce
EPICIER, s.m. On appelle à Paris le corps d'Epiciers, celui des six corps de marchands où se fait le commerce des drogues, & autres marchandises comprises sous le nom d'épicerie: il est le second des six corps, & a rang après celui de la draperie.
EPICES, s. f. pl. (Comm.) On donne ce nom en général à toutes les drogues orientales & aromatiques, telles que le gérofle, le poivre, le gingembre, &c. dont nos Epiciers font le commerce.
Joseph GONIER marchand espissier à Flavigny-sur-Ozerain
Au 20ème siècle, quand Eugène et Hélène BLONDE exerçaient ce métier à Arlay, l'éventail des marchandises vendues s'était largement accru.
- Marchand de meubles, tapissier, marchand tapissier
On trouve les 3 termes pour définir l'activité de Jean Thibault GECHTER et on les retrouve dans la définition de l'Encyclopédie :
TAPISSIER, s. m. marchand qui vend, qui fait ou qui tend des tapisseries & des meubles.
Métier traditionnel dans la communauté juive polonaise. Guerchoun SOFA vendait de la mercerie mais on ne sait pas ce que vendait Jankel CEPELEWICZ...
5 - Les services
5.1 - Hôtellerie, restauration
Au chateau de Crévy Jan ROBERT
Quelques siècles plus tard, en "maison bourgeoise", Marie CHEDALEUX
quand Jan ROBERT se met à son compte au Roc-Saint-André
A Bletterans, puis Arlay Eugène BLONDE
5.2 - Les professions de santé
- Sage-femme
SAGE-FEMME, s. f. celle qui pratique l'art des accouchemens. Les sages - femmes ont une maîtrise, & ne forment point de communauté entr'elles. Elles sont reçues maîtresses sages - femmes par le corps des Chirurgiens, à la police duquel elles sont soumises. Les lois pour les sages - femmes de Paris sont différentes que pour les sages - femmes de province, tant des villes que des villages. Pour les sages - femmes de village, on n'exige point d'apprentissage. Toute aspirante à l'art des accouchemens est admise à l'examen pour la maîtrise, en rapportant un certificat de bonnes vie & moeurs, delivré par son curé, qui ordinairement ne le donne qu'à celle dont les femmes de sa paroisse ont pour agréable de se servir dans leurs accouchemens. Cette aspirante est ensuite interrogée, moins pour donner des preuves de sa capacité, que pour recevoir des instructions par le lieutenant du premier chirurgien du roi, les prevôts & deux maîtres, sur les difficultés qui se présentent aux fâcheux accouchemens.
Anne GAUNIER à Alise-Sainte-Reine et Jeanne MEROTE aux Fougerêts
5.3 - Les professions juridiques
- Praticien
Définition de l'Encyclopédie :
PRATICIEN, s. m. (Jurisprud.) est celui qui est versé dans la pratique judiciaire. Ce n'est pas seulement aux huissiers & aux procureurs que la connoissance de la pratique est nécessaire; le style des procedures qui sont de leur ministere doit leur être familier pour les rédiger comme il faut. Les avocats & les juges doivent être également instruits des regles de la pratique, pour connoître si les actes qu'on leur présente sont dans la forme où ils doivent; si les conclusions sont bien libellées, bien dirigées, s'il n'y a point quelque nullité dans la procédure. On dit d'un avocat qu'il est meilleur praticien que jurisconsulte, lorsqu'il s'arrête à des subtilités de procédure plutôt qu'à discuter le fond. Quand on parle d'un praticien simplement, on entend quelqu'un qui n'a d'autre emploi que celui de postuler dans quelque justice sous un officier public; on comprend aussi sous ce terme les clercs des procureurs, ceux des greffiers & huissiers.
Il semblerait donc que ce soit une sorte de notaire seigneurial, une personne ayant des connaissances en droit sans avoir de diplômes, ni de charge officielle comme notaire, avocat ou procureur. En tout cas, c'était le métier exercé par Claude GAUDILLET à Thurey.
Le terme désigne aussi un jeune juriste qui exerce des fonctions de clerc ou de stagiaire dans un office de notaire. C'est sans doute à ce titre qu'il est employé pour Claude GUILLOT avant qu'il ne devienne procureur d'office.

- Notaire royal
Définition de l'Encyclopédie :
NOTAIRE ROYAL, est celui qui tient ses provisions du roi, à la différence des notaires des seigneurs ou subalternes, qui tiennent leur commission du seigneur de la justice où ils sont reçus. Il y a deux sortes de notaires royaux; les uns qu'on surnomme laïcs ou séculiers, parce que leur fonction est de recevoit les actes qui se passent en matière temporelle, les autres qu'on appelle royaux apostoliques, parce qu'ils reçoivent les actes en matière ecclésiastique.
Parmi nos ancêtres :
Claude COLLAS à Sens-sur-Seille ; Claude PRUDENT au Fay.
Allain ROUX aux Fougerêts ; Jan GICQUEL à Carentoir
- Avocat
Auguste Robert GECHTER au barreau de Paris (dont il sera radiè par mesure disciplinaire) puis d'Alger
- Défenseur
Auguste Robert GECHTER exerça aussi comme Défenseur auprès des tribunaux de Bône et d'Alger. Le système judiciaire mis en place en Algérie après la conquête différait de celui de la métropole. En particulier il y est mis en place des défenseurs dont le statut est différent de celui d'avocat. C'est un fonctionnaire rattaché au Département de la guerre et qui doit suivre les règles édictées dans le Bulletin officiel des actes du gouvernement . Et comme Auguste ne les a pas vraiment suivies, il n'a échappé à la révocation qu'en démissionnant.
6 - L'administration seigneuriale ou locale
Dans un monastère, notamment dans une abbaye ou dans un prieuré de bénédictins, le cellérier est un religieux chargé de l'approvisionnement du cellier c'est-à-dire de toutes les denrées alimentaires, dont le vin, mais il est aussi responsable des dépenses de la communauté. Par extension, c'est le responsable des finances d'un monastère. Le cellérier est nommé par l'abbé ou le prieur.
L’Honorable Denis MARTIN Lantien avait été nommé amodiateur de l'office de cellérier à Sottessard par le noble et religieux Claude Denis de Crosey, prêtre et cellérier de Baume.
C'est le procureur d'office qui fait les fonctions du ministère public dans une moyenne ou basse justice seigneuriale. On l'appelle procureur d'office, parce qu'il peut agir ex officio, c'est-à-dire d'office et de son propre mouvement, sans aucune instigation ni requisition de partie.
Joseph GUILLOT, puis son fils Claude procureurs d'office de la justice de Sauberthier à Serley
Jean FAUVAULT à Frangy
Denis ROBELIN à Cosges
Claude CHANUSSOT à Saint-Germain-du-Bois
Officier chargé de l'enregistrement des actes officiels.
Claude ROBELIN le jeune
Louys LIMOGE est sergent à Montcony. Difficile de deviner si il est un "officier de justice chargé des poursuites judiciaires" ou "sous-officier" dans l'armée, mais je penche plutôt pour la première définition.
Le marguillier (du latin matricularis, qui tient un registre) avait, dans chaque paroisse, la charge du registre des personnes qui recevaient les aumônes de l'Eglise. Il servait d'aide au sacristain, nommait et révoquait les chantres, les bedeaux... Ce n'est pas une profession mais une charge.
Un marguillier est un laïc, membre du conseil de fabrique, chargé de l'administration des biens de la paroisse (terres, locations de terres, écoles, rentes et impôts), de veiller à l'entretien des locaux, de tenir le registre de la paroisse et de préparer les affaires qui doivent être portées au conseil. Ils sont chargés de dresser le budget de la fabrique, d'exécuter les délibérations du conseil et de diriger l'administration journalière du temporel de la paroisse. Les membres de ce conseil sont au nombre de trois: un président, un trésorier, un secrétaire.
Marguillier à Flavigny-sur-Ozerain, Nicolas GONIER est témoin de la plupart des événements de la paroisse et signe les actes des registres paroissiaux.
Actuellement le collecteur du marché encaisse les droits de place auprès des commerçants pour le compte de la commune ou du concessionnaire du marché. Etait-ce le rôle de Louis Aristide GUYON à Constantine dans les années 1860 ?
Au 20ème siècle, l'ancien régime avait officiellement disparu. Mais, dans un petit village breton, on s'en était à peine aperçu... Louis GERGAUD y était garde particulier de la forêt de Monsieur le marquis de La Bourdonnaye. Sa plaque est dans mon petit musée.

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